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Babar in Detroit

Here is a video excerpt of the Story Of Babar, performed at the Nardin Park Concert Series in Detroit. The cd is still available (french version). Order here, or download on the iTunes Store.

 

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New CD’s

Two new recordings ! The first one is dedicated to Mozart and Haydn piano music. The second one presents three Sonatas for violin and piano by J.S. Bach, with violinist Gaétan Biron.

You can download these albums on all the major websites.Here is the link for the iTunes Store.

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BSC News, First Column

Bonjour à tous,
Here is an excerpt from my first column in BSC News… You can read the rest by following this link:
http://www.wobook.com/WBBu3Qz9EM5m/BSC-NEWS-MAGAZINE/BSC-NEWS-MAGAZINE-JUILLET-2010-Special-ETE.html

L’expression « musique classique » est sans doute la plus nébuleuse de la langue française. C’est une appellation fourre-tout, dont la définition n’a jamais été clairement établie. On croit souvent résoudre le problème en la remplaçant par « musique dite classique ». C’est un maigre remède. La tentative du compositeur et chef d’orchestre Américain Léonard Bernstein est peut-être la plus plausible. Par « musique classique », il entendait « musique exacte ». En effet, si vous écoutez le Rondo en la mineur de Mozart par dix pianistes différents, vous entendrez les mêmes notes, dans le même ordre, et sur le même rythme (du moins il faut l’espérer…) Mais si vous réitérez l’expérience avec le Blue Rondo à la Turc de Dave Brubeck, vous entendrez dix interprétations fort contrastées. Le tempo peut varier du simple au triple, la tonalité ne sera peut-être pas la même, les notes ne seront pas agencées de la même manière, bref, vous obtiendrez un large panorama de styles. Le musicien imprime alors sa patte à l’œuvre qu’il interprète. Il a son mot à dire dans les ingrédients de la musique, un peu à la manière de ces livres « dont vous êtes le héro ». Certes, mes dix Rondos en la mineur ne seront pas parfaitement identiques. Le pianiste classique a, Dieu merci, quelques licences, mais sa liberté s’arrête là où commence l’autorité du compositeur, dont chacun s’accorde à dire qu’elle est impérieuse. Vous aurez beau faire, une croche reste une croche, quelle que soit votre propension au rubato (Cette science, typiquement chopinienne, de faire fluctuer le tempo d’une phrase musicale). Le concertiste qui aurait la fantaisie de jouer à quatre temps une Valse de Chopin, ou de transposer un ton plus haut la Berceuse de Liszt serait pris pour un hurluberlu par ses congénères, tandis que le jazzman qui interprèterait Take the A Train exactement à la manière de Duke Ellington ne s’attirerait pas particulièrement l’admiration de ses Pairs.

LIRE LA SUITE (page 30 du magazine).

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